Pour qui roulent les candidats ?

Pour qui roulent les candidats ?

Depuis le début de la période de pré-campagne et même avant, les candidats retenus à l’élection présidentielle n’ont eu de cesse de multiplier les voyages hors de pays, ceci pour diverses raisons.

Du 30 août au 11 septembre 2018, le candidat du parti Univers Cabral Libii a effectué une énième visite en hexagone. Celle-ci, baptisée « The European Tour » sous le thème « Let’s choose our future », l’amènera dans différents pays d’Europe. Dix jours plus tôt, Joshua Osih, le candidat du SDF donnait rendez-vous à la diaspora pour une rencontre citoyenne sous le thème « Paris Meet and Greet », en France.

Que ce soit Maurice Kamto, Garga Haman Adji, Serge Espoir Matomba il semble que les candidats à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 trouvent un intérêt particulier au fait de préparer ou de lancer leurs activités de campagne depuis l’extérieur.  C’est également le cas pour le candidat sortant dont les premières affiches de champagne électorale sont apparues dans les métros de Paris avant d’arriver au Cameroun.

Cette presque hyperactivité des différents candidats aux prochaines élections présidentielles du 7 octobre inquiète et suscite beaucoup d’interrogations. Qu’est ce qui peut bien faire autant courir les candidats ?

La masse électorale

C’est connu, en période électorale, les candidats courtisent qui présentent un fort taux d’électeurs qui leur est potentiellement acquis ou ayant la possibilité de changer la donne aux élections.  De façon concrète les candidats multiplient souvent les voyages vers leurs fiefs et leur base électorale ou aux endroits où le nombre d’électeurs est assez grand pour inverser les tendances comme l’Extrême-nord du Cameroun par exemple qui a le plus grand nombre d’inscrits ou encore les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest qui potentiellement peuvent influencer les élections.

Seulement sur les Presque 7 millions d’électeurs inscrits, la diaspora ne remplit aucune de ces deux conditions. En effet, selon ELECAM, pour les élections du 7 octobre prochain, sur les près de 33.000 électeurs que compte la diaspora, toute l’Europe réunie comprend à peine 2.350 électeurs potentiels. Quelle est donc la logique qui sous-tend les voyages répétitifs des différents candidats à l’étranger si on s’accorde sur le fait que le poids électoral y est insignifiant ?

La volonté de toucher tout le monde

Une autre remarque que l’on fait durant les différentes élections c’est souvent la volonté de toucher ou d’atteindre tous les électeurs car comme on le dit souvent, tous les votes comptent. Ceci peut en fait nous aider à comprendre les déplacements des différents candidats sauf que cette démarche aurait tout son sens si au préalable les différents candidats avaient déjà sillonné toutes les régions et recoin du Cameroun avant de tenter leur énième voyage outré mer.  Jusqu’à l’heure, aucun candidat n’est encore aller dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest pour tenir des meetings pour ne parler que de ces deux régions car on peut multiplier les exemples dans bien d’autres régions pour les différents candidats.  En définitive ces multiples voyages des candidats semblent poser sur des bases difficiles à cerner

Et le peuple dans tout ça : quelles leçons ?

Au-delà de l’inquiétude lie au mouvement des candidat à l’extérieur on peut mm questionner la nécessite du vote de la diaspora. L’insignifiance du nombre d’électeur inquiète. Quand on voit les critiques souvent très acerbes on s’interroge sur la non-participation des diasporiens. Surtout lorsque on les voit souvent prompt à s’organiser pour les marches et actions de soutien ou de dénonciation on veut comprendre pourquoi il son autant absent dans le processus électoral.  Est-il judicieux pour L’État du Cameroun de continuer à investir de l’argent pour organiser, sécuriser et garantir les élections pour la diaspora lorsque a l’évidence ils ne sont pas prêts à jouer leur part de partition dans le jeu électoral. Ceci d’autant plus que les élections sont organisées avec l’argent des camerounais de l’intérieur, n’est-il pas temps de faire payer les impôts aux membres de la diaspora qui souhaitent participer aux élections et comment aucun candidat n’en parle.

Au demeurant les populations doivent peut-être commencer à envisager que le développement et la prospérité du Cameroun ne dépendent pas forcement des différents candidats aux élections car au regard des différentes actions on risque tout au plus de parler d’alternance au sommet de l’État et pas encore de changement véritable tellement les candidats se ressemblent dans le mode opératoire.

N’est-il pas temps pour le peuple de comprendre les enjeux des élections et de programme politique ?

N’est-il pas temps que l’électeur impose ses choix aux différents candidats. Par exemple le syndicat des enseignants peut décider de voter seulement pour le candidat qui va prendre en compte une liste de doléance qu’ils ont formulées peut-être l’augmentation de salaires, l’ordre des médecins peu en contre partir de leur vote demande la garantie delà santé pour tous etc. si chaque corps social travail ainsi alors on serait loin des candidats d’ailleurs et la population serai au centre de l’enjeu électoral.

Fonkam Fonkam
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